dimanche 21 septembre 2008

Le 19, premiers vents violent (vent force 6-7), je suis à l’extérieur du bateau avec un harnet et gilet de sauvetage et je regarde les vagues se plaquer sur le voilier, de très belles sensation, j’adore ça ! Je me rends compte de ce que je vie et de la chance que j’ai ; je suis sur un voilier de 37 pieds au milieu de l’atlantique : c’est vraiment formidable.

Un matin, je me fais réveiller par Yves, un bout à cassé en haut du mât, la mer est relativement calme et il faut monter pour réparer ; étant le plus léger du bateau, je monte pour finalement passer prêt de 45 minutes perché là-haut ! Le lendemain le génois n’est plus utilisable, nous l’enroulons à la main. Cet incident nous fait perdre un peu de vitesse, j’en profite pour m’exercer à la pèche (sans grand succès).

Un souvenir inoubliable, un groupe d’une cinquantaine de Globicéphale (famille du dauphin mais beaucoup plus gros) nous ont suivit pendant plus d’une heure, c’était très impressionnant, ils étaient nombreux et extrêmement prêt du bateau, certain jaillissent à un ou deux mètre de la coque, d’autre vont même jusqu'à frapper la coque à plusieurs reprise. A l’intérieur de la coque nous pouvions entendre leurs cris !


Nous croisons de temps à autre quelques cagots à l’horizon, des baleines et très régulièrement des dauphins. Les couchés de soleil sont très beau, les nuits étoilées dans une nobscuritées total, une nuit j’ai pût apercevoir un nombre important de méduses fluorescentes et les levés de soleil, de quoi s’en mettre pleins les yeux. J’apprends les termes marin ; border, choquer, la drisse, l’écoute, également les différente voiles ; la grande voile, le phoque, le tourmentin, le génois, le spi. Très vite je comprends le fonctionnement, l’utilisation de la force et du sens du vent et des courant, le choix des voiles et du cape, du coup, pour moi la navigation deviens de plus en plus intéressant, je participe beaucoup. Nous avançons en moyenne de 150 miles par jours, de plus en plus nous faisons nos estimations pour connaitre notre jour d’arrivée. Le 28 juillet, nous nous situons exactement au point 48 02 468 Nord ; 18 14 409 Ouest et il nous reste moins d’une semaine de traversée. Plus les jours avances et plus il y a des casse sur le bateau, des trous dans les voiles, des petits incidents auxquels nous devons faire face. Quelques jours avant notre arrivée, les vents se lève, nous vivons deux nuits consécutives de tempête plus le retour des haut fond qui créer de fortes vagues. Je me fais réveiller de nombreuses fois par de grosse vague, peu rassuré, j’allume ma torche pour regarder dans quel sens se situe le bateau.

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